Inscrivez vous à la newsletter


Suivez-nous sur Twitter :

Twitter Image
Accueil 2017 PDF Imprimer Envoyer


festival-2016

La 12 ème édition du Festival Tamazgha

Musiques Berbères et Populaire d’Afrique du Nord

 

La douzième édition du  festival Tamazgha se déroulera les vendredi 23 et samedi 24 juin 2017 à partir de 22h  au théâtre de La Sucrière.

 

Le festival est produit  par Sud Culture, une association  créée par des passionnés de musique réunis autour d’un projet de valorisation de patrimoine musical et culturel nord-africain, en particulier Berbères.

Entre mémoire des traditions et métissages actuels, le festival se déroule  selon un concept d’expression partagée, mêlant professionnels et amateurs, musiciens et mélomanes, petits et grands.

Le festival illustre depuis onze années la volonté de l’association de rendre la culture accessible à tous, en offrant une programmation ambitieuse réunissant valeurs montantes et artistes confirmés.

 

PROGRAMMATION 

 

VENDREDI 23  JUIN 2017, à partir de 22h 

Au Théâtre de la Sucrière

246 rue  de Lyon 13015 Marseille


*CONCERTS*

AZAL BELKADI

 Belkadi5

Azal Belkadi ne cesse d'éblouir son public par ses multiples talents, il s'est ouvert à tous les domaines artistiques possibles et imaginables. Il vit l'Art comme un tout, chaque facette appelant une autre, se complétant. A la recherche incessante de l’authenticité, c’est dans ses racines amazighes berbères qu’il trouve sa principale inspiration. Un pays aux milles sonorités et autant de couleurs. Un décor resplendissant que l'artiste Azal Belkadi tente de restituer à travers chacun de ses spectacles.

D'abord à l'aide d'une bouleversante voix de ténor, une voix qui traverse les siècles pour déclamer des chants anciens subtilisés à l'oubli, devant un public immanquablement transporté par tant d'intensité vocale. Chaque prestation est une explosion d'émotions. Ensuite, par une mise en scène qui corrobore ce voyage temporel.

Un décor féerique, où les femmes parées de leurs plus beaux bijoux et d'authentiques apparats de l'"époque", s'adonnent à ces joutes oratoires tant répandues en Kabylie.

La femme amazighe est très présente dans les œuvres de ce talentueux artiste. Elle est sublimée et élevée au rang d e Déesse, car sans elle la culture ancestrale aurait dépéri depuis lurette…

D'ailleurs chacun de ses spectacles lyriques est une occasion de rendre hommage à la diva kabyle, pionnière du chant lyrique berbère, Margueritte-Taos Amrouche, en interprétant quelques un de ses chants, tous inspirés du riche patrimoine local.

Dernièrement, Azal Belkadi a participé durant 2 ans, à une tournée internationale pour le spectacle "Boléro de Ravel pour Tahar et les Hommes libres" en tant que chanteur lyrique berbère. Il était la « Voix Trésor de Kabylie », accompagnant le Corps de Ballet et les Solistes des SAISONS RUSSES de MOSCOU.

Inspiré de faits réels s'étant produits en Kabylie durant la guerre d'Algérie, ce spectacle est un véritable hymne à l'amitié et à l'amour entre les individus et les Peuples. Les trois titres qui y sont interprétés sont inclus dans son album 'Izlan': Semman-I Medden Lmenfi, Aγrib,Yeččenčen ubendayer.

Sans oublier que les costumes de ce spectacle, bijoux et tatouages berbères sont également l'œuvre de Azal Belkadi qui les a réalisés de ses propres mains.

Militant pour la sauvegarde de sa culture ancestrale, Azal mène un travail de recherche acharné, avec comme terrain les hauts villages de Kabylie, afin de restituer de la mémoire encore vivante, ce qui subsiste des textes et des airs anciens, qu’il cueille principalement auprès des doyennes - la femme kabyle étant connue pour son rôle de gardienne de la culture, à travers les siècles-. C’est dans cette même région natale, qu’enfant, il commençait déjà à exercer sa voix, en écoutant Icewiqen, chants traditionnels kabyles interprétés par les femmes de sa famille, notamment sa mère. Le chant pour ces femmes accompagnait tous les gestes quotidiens de la vie, des dures tâches ménagères, au tissage jusqu’au travail dans le champ ou encore tout rituel lié à la joie ou à la tristesse. Tout était chant

Ces chants qui ont bercé son enfance, au même titre que les couleurs et motifs des tapisseries de tout genre – œuvres de ces mêmes femmes kabyles- il s’en inspire encore aujourd’hui.


 

EZZA

 Ezzafinal

Goumour Omar Adam est né en 1980 à quelques kilomètres d’Agadez au Niger dans une famille de forgerons touaregs. Il grandit en apprenant le métier de ses parents. Petit, il écoute le soir les berceuses que lui chante sa mère. De là est né son attachement très fort à cette musique traditionnelle. Plus tard, son père lui offre un radiocassette qui l’accompagne partout.

C’est au début des années 90 et cela correspond à la forte rébellion touareg, et à l’exil de musiciens qui vont créer les groupes Tinariwen, Takrist Nakal .... Et diffuser leurs chansons par des cassettes. Omar les écoute et apprend à jouer sur leurs morceaux avec la guitare qu’il s’est fabriquée à partir de matériaux de récupération....

C'est après son arrivée à Toulouse (France) en 2010, qu'il rencontre Ménad Moussaoui (Basse) et Stéphane Gratteau (Batterie) et qu'il crée le groupe Ezza. Il écrit et compose en s'inspirant des chansons traditionnelles touaregs et en portant un regard sur la situation et la culture de son pays. Il commente l'actualité de son peuple, confronté à la mondialisation et au modernisme. Ses textes évoquent la paix, la scolarisation des enfants, l'amour, l'amitié, l'honneur et les valeurs traditionnelles tamasheks.

En 2011, Ezza réalise sa première maquette de 4 titres et se frotte à la scène dans des bars et petites salles de la région Midi-Pyrénées. En 2012, le groupe participe à plusieurs festivals du grand sud ouest et quelques premières parties prestigieuses (Zebda par deux fois, Lo’Jo...) et déjà plus de 100 concerts depuis 2013, dans 7 pays (France, Espagne, Angleterre, Belgique, Maroc, Algérie, Congo).

Se détachant de ses illustres prédécesseurs, le trio EZZA transforme et amène la musique touareg hors des sentiers convenus, mêlant sans concessions sonorités rock modernes, pulse africaine, rythmiques transes, et groove implacable.

De leur deuxième album "Alkher" (La paix) résulte une musique moderne et universelle mais qui ne trahit pas l'essence de la musique traditionnelle d'où elle puise ses racines.

Des mélodies et un groove puisés dans le désert, un savoureux mélange de blues, de rock, et de chansons touaregs ... le trio EZZA porte un regard sur le Niger, pays d'origine du chanteur Omar Adam, à travers une musique engagée et porteuse d'espoir. Accrocheur et terriblement efficace. "EZZA" est la dernière lettre de l'alphabet tifinagh, symbole de l'homme libre (amazigh) et de résistance.


 

SAMEDI 24 JUIN 2017, à partir de 22h 

Au Théâtre de la Sucrière

246 rue  de Lyon 13015 Marseille


*CONCERT*

Lounis AIT MENGUELLET

 

 50 ANS DE POESIE EN CHANSONS

 lounisfinal

.

Auteur, compositeur, cela fait maintenant 50 ans que le troubadour perpétue la tradition orale des montagnes kabyles, depuis la fameuse chanson Ma trud, interprétée en 1967, lors de l’émission radio animée par Cheriff Kheddam.

Mélange d'art poétique raffiné et d'expressions d'aujourd'hui, images simples pour exprimer des pensées profondes, le verbe de Lounis Aït Menguellet a rendu ses lettres de noblesse à l'art musical kabyle.

L’équipe du Festival Tamazgha a créé un événement unique en l’honneur de ses 40 ans de carrière en 2007 (2ème édition du Festival), elle choisit de lui consacrer à nouveau une soirée exceptionnelle afin de célébrer cette fois-ci, un demi siècle de carrière, au Théâtre de la Sucrière, et il sera l’unique artiste à l’affiche  de cette soirée du 24 juin!

En ces 50 années de poésie, il a rempli les plus grandes salles, telles le Zénith ou l’Olympia . Et pour cause… Si l’« Olivier kabyle », comme certains se plaisent à le surnommer, se fait le chantre de sa culture trop souvent bâillonnée, il s’en dégage, au-delà de toute revendication, une dimension universelle.

Ce qu’Aït Menguellet entend relater, en poète épris de vérité, n’est autre que le paradoxe dont est pétri l’être humain. Dans sa langue maternelle, le kabyle, il défend non seulement la différence culturelle, identitaire, sa reconnaissance et son respect comme un droit et un devoir à l’égard de l’humanité ; mais il chante également l’oppression, la violence, la haine d’un frère… tous ces traits de la faiblesse humaine, ou encore leur pendant : l’Amour… Autant de grandes causes que de thèmes tirés du quotidien…

D’ailleurs l’artiste se veut homme avant tout. Homme de sa terre et homme de terrain. En témoignent ses initiatives humanitaires, à l’abri des projecteurs, depuis les années 90, que ce soit par l’approvisionnement en eau de 18 villages à Barbacha, par la collecte de médicaments pour l’Algérie, ou qu’il s’agisse encore d’une caravane de solidarité sillonnant le pays…

C’est avec cette même générosité toute lucide qu’il descend parfois de sa colline, abandonne, pour un temps seulement, le ruisseau qui y ondule et les vieux oliviers agrippés à ses flans, et se présente, avec sa guitare, en témoin fraternel de la réalité de la vie, dure et si douce à la fois.

« Raconte-moi une histoire / A fin heureuse / Pour que je puisse me reposer Pour que je puisse oublier / Ce que j’ai accompli aujourd’hui (…) »

De ce paradoxe humain pleinement assumé émane la puissance de ses textes, d’une qualité rare, où images et métaphores révèlent la force du verbe. Kateb Yacine disait d’ailleurs : « il est incontestablement notre plus grand poète ».
Et n’est-ce pas le propre du poète d’en appeler à l’universel ?...

« Nous avons chanté les étoiles, elles sont hors de notre portée / Nous avons chanté la liberté, elle s’avère aussi loin que les étoiles ».

En outre, sa voix porte l’expression de tout un peuple qui, lui-même, porte en lui l’absence de frontières, l’ouverture à l’Autre, la profonde Liberté.
C’est bien à ces valeurs que se réfère l’« Olivier kabyle », symbole – peut-être malgré lui – de l’essence de la vie comme de la simple existence qui, contre toute attente, du sol sans cesse rejaillit.